En 2017, nous avons lancé le Rez-de-chausseur : une démarche R&D en open source sur les rez-de-chaussée comme bien commun urbain. L’objectif est de dresser un état des lieux des initiatives existantes en matière de rez-de-chaussée actifs, d’identifier d’éventuels dispositifs manquants et d’esquisser des partenariats pour une saison 2 qui sera, elle, une phase d’expérimentation. La démarche s’étoffe aujourd’hui avec une commande du cycle d’urbanisme de Sciences Po pour l’année 2017-218, sur laquelle les étudiants ont commencé à travailler.

Le Rez-de-chausseur, c’est quoi ? 

> Un blog d’actualité sur le sujet des rez-de-chaussée, avec un focus sur les initiatives qui nous interpellent : nouvelles formes de commerces et nouveaux usages du rez-de-chaussée, stratégies publiques de revitalisation des pieds d’immeubles, études et conférences sur la question…

> Une commande au cycle d’urbanisme de Sciences Po pour l’année 2017-18, qui se conclura sur un colloque associant les acteurs rencontrés. L’objectif de cette commande est de mettre à jour la diversité des jeux d’acteurs et des stratégies déployées en matière de pieds d’immeuble (dont le périmètre peut intégrer partiellement l’espace public), considérant que ce qui se joue à hauteur d’homme représente un enjeu colossal pour la ville.

Le Rez-de-chausseur, pourquoi ? 

La qualité de vie d’un quartier se mesure à l’aune de la vitalité de ses pieds d’immeubles. Mais cette dernière semble aujourd’hui en danger. Dans les grandes agglomérations, les supérettes prolifèrent et avec elle, une forme de standardisation du paysage urbain. À l’inverse, dans les opérations neuves, pied d’immeuble rime trop souvent avec parpaings. Dans les villes moyennes comme dans les quartiers prioritaires, enfin, plane le spectre de la vacance. La ville contemporaine serait-elle un géant aux pieds d’argile ?

Pourtant, les tentatives pour animer les rez-de-chaussée ne manquent pas. Les institutions commencent, elles aussi, à prendre la mesure du sujet : en attestent le rapport du CGEDD-IGF sur la Revitalisation commerciale des centres-villes, ou l’initiative Centres-villes vivants de la Métropole du Grand Paris. Ces initiatives dessinent, chacune à leur manière, une problématique globale : celle du rez-de-chaussée comme « bien commun » urbain.