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Urbanisme transitoire

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Au-delà de la question maintes fois soulevée de la mixité spatiale, il s’agit d’inventer de nouveaux modes de production de l’immobilier d’activité en milieu urbain dense.

Pourquoi le Sens de la Ville s’empare du sujet

Longtemps regardé avec un regard amusé voire une certaine condescendance, l’urbanisme transitoire semble aujourd’hui avoir acquis ses lettres de noblesses. De la parenthèse enchantée de la friche, le transitoire est aujourd’hui devenu un nouvel outil dans la palette de l’aménagement plébiscité par les professionnels de la ville. Comme le souligne Cécile Diguet, « L’adjectif transitoire suggère que l’initiative s’inscrit dans une histoire connectée, pas seulement une juxtaposition d’usages sans lien avec l’avenir du territoire. »

C’est qu’il s’inscrit au croisement d’évolutions majeures de la fabrique urbaine, qui tendent à faire de l’activation des territoires une dimension à part entière de l’aménagement : complexification des projets urbains, allongement des temporalités, nécessité d’inventer de nouvelles manières d’associer les « urbains » à une fabrique de la ville qui peine à s’ouvrir au grand public.

Comment le Sens de la Ville s’empare du sujet

Porté par des opérations emblématiques, gagnant en diversité mais aussi brouillé par la généralisation des projets, l’urbanisme transitoire se trouve aujourd’hui à un moment charnière. Comme conseil de plusieurs maîtrises d’ouvrage publiques et privées qui pratiquent l’urbanisme transitoire, le Sens de la Ville participe à cette dynamique de l’intérieur et contribue à la rencontre entre le monde de l’aménagement « classique » et celui du transitoire.

Nous sommes convaincus que, dans de tels moments d’effervescence, le partage d’expériences et l’explicitation des objectifs poursuivis sont essentiels. Cette conviction s’incarne dans des publications et dans la participation à plusieurs séminaires sur le transitoire croisant les points de vue universitaire et opérationnels. Elle se traduit également par un travail avec les acteurs du transitoire (« activateurs » et collectivités) sur l’évaluation des projets en cours, afin de formuler collectivement les vertus de cet urbanisme transitoire… qui ne résument décidément pas au seul recyclage de palettes !