Nous commençons l’année avec une petite liste des sujets qui nous feront nous lever le matin… du bon pied !

Les rez-de-chaussée, grande cause nationale ?


Des commerces en trompe l’oeil pour pallier la vacance des rez-de-chaussée à Bushmills, en Grande-Bretagne. REUTERS/Cathal McNaughton, 2013

L’actualité de l’année 2017, marquée par les annonces gouvernementales relatives aux centres-villes à Cahors l’a de nouveau montré : la prise de conscience de l’importance des rez-de-chaussée pour la vitalité urbaine est désormais partagée ! Reste à savoir quoi faire, quand le commerce traditionnel n’en finit plus de s’essoufler. Au Sens de la Ville, on continue à vous en parler sur notre blog « Le Rez de chausseur ». Et pour avancer sur ce sujet d’intérêt général, nous avons commandé au Cycle d’urbanisme de Sciences Po une étude sur le sujet … rendez-vous courant 2018 pour vous en présenter les résultats et les premières pistes d’expérimentation !

Imaginer, Réinventer … les appels à projets urbains innovants toujours d’actualité


Le projet « Haussmanain » de Daron Haussmann, l’un des lauréats du concours parodique Réinventer Pourri

Après le succès de la première édition d’Inventons la Métropole du Grand Paris, la seconde sera lancée au premier trimestre. Quant à Réinventer Paris, la deuxième édition est en cours et nous en attendons les résultats (… particulièrement sur les trois sites où nous sommes candidats !).

Parce que ces nouvelles modalités de consultation occupent largement les acteurs de la fabrique de la ville, nous vous communiquerons en 2018 les résultats de notre retour d’expérience (au passage, y avez-vous répondu ?) mitonné avec Partie Prenante.

Et du côté d’Ivry nous continuons à Réinventer la Seine sur le site de l’ancienne Usine des Eaux de Paris, comme AMO du groupe Quartus.

L’urbanisme transitoire occupe le terrain : défrichons la ville de demain !

Le projet Darwin à Bordeaux, un précurseur en matière d’urbanisme transitoire… aujourd’hui en partie pérennisé!

Faisant désormais partie de la « caisse à outils des politiques d’urbanisme », l’urbanisme transitoire s’invite dans les projets quelles que soient leur taille et leur nature. Sur le plus emblématique des sites, à Saint Vincent de Paul, les Grands voisins passent de l’occupation temporaire à la préfiguration du futur projet pour une nouvelle histoire s’écrivant à partir du mois d’avril. De notre côté, nous continuerons à accompagner Paris Batignolles Aménagement dans la définition des stratégies à adopter pour tirer le meilleur parti de l’urbanisme transitoire dans le futur projet. Incuber les usages du futur quartier, tester et avoir le droit à l’erreur … autant de vertus de l’urbanisme transitoire pensé comme une préfiguration.

A Marseille, nous allons accompagner Euroméditerranée, acteur urbain incontournable qui souhaite lui aussi réinjecter du soft et du temporaire dans la panoplie de ses outils d’aménagement. Ça se passe aux franges des quartiers Nord, entre la Cabucelle, les Crottes, le Canet, et Bougainville et on vous en reparle très prochainement !

A Ivry-sur-Seine, nous dessinons avec Quartus, Plateau urbain, Ici Montreuil et le futur Collège International de Photographie les contours de l’occupation transitoire de la Nef, en bon voisinage avec le Centre d’Hébergement d’Urgence et plus si … possibilités.

D’ailleurs cet été, on ira faire un tour du côté de Venise où le Pavillon Français de la biennale d’architecture, porté par l’équipe d’Encore Heureux, nous promet un beau programme autour : « Lieux Infinis » propose un regard autre sur des bâtiments qui parviennent à « accueillir l’imprévu, offrir des zones de gratuité, intégrer des usages non-programmés, permettre l’appropriation citoyenne, miser sur l’énergie collective, désirer la mise en commun… ».

Les usages (re)deviennent une clé d’entrée essentielle de la fabrique urbaine

Alain Paiement, Arrangement According to Nature (Madame), 2010

Une ville plus attentive à ses usagers ? Ce slogan questionne la pratique quotidienne des acteurs de l’immobilier désormais sommés de produire des logements moins standards, offrant des espaces collectifs qui donnent aux « communs » un sens plus poétique, parfois engagé, que celui des tantièmes. Débusquer les fausses bonnes idées, élaborer une stratégie d’usages répondant à des besoins réels, en adéquation avec l’évolution des modes de vie, autant de leviers à actionner pour aller au-delà des effets de mode.

A Nantes, nous poursuivrons notre travail d’accompagnement de la Samoa dans l’élaboration d’une stratégie « nouveaux usages dans les opérations immobilières de l’Île de Nantes ».

Sur le plateau de la Saclay, le lauréat du projet « Le Central » (première opération de logements de la ZAC Polytechnique) sera désigné dans les premiers mois de 2018, au terme d’une année (ou presque) d’échanges entre l’EPA Paris Saclay et les trois groupements finalistes. Le Sens de la Ville, comme AMO de l’Etablissement Public, aura poussé les candidats à préciser et consolider leurs réponses en matière de programmation et d’innovations d’usages.

À Bordeaux, sur un très beau terrain au bord du lac, à un pas de Ginko, nous débutons ce travail sur les usages d’un futur quartier, avec Foncière des Régions et Brochet/Lajus/Pueyo et, là aussi la participation des futurs habitants sera au cœur de la démarche.

Les usages, ça s’anticipe très en amont, notamment via la façon on découpe les fonciers. En réponse à une commande de l’Union Sociale pour l’Habitat, nous allons produire, aux côtés d’Isabelle Baraud-Serfaty (ibicity), une analyse des conséquences en matière de gestion et d’usages des immeubles de logements sociaux produits dans le cadre de macrolots.
… Autant de sujets que nous avons hâte de partager avec vous cette année !